Touristes et Autochtones font-ils bon ménage ?

Un article très intéressant sur Novethic à lire sur le lien suivant :
 
 
 
Extraits choisis :
 
"La sauvegarde des peuples autochtones est un enjeu de développement durable. Chaque année près de 900 millions de touristes voyagent à travers le monde. Ces voyageurs, toujours plus nombreux et de plus en plus attirés par une quête d’ « authenticité » peuvent cependant représenter une menace pour la santé et la culture des peuples indigènes.
 
Le 16 août, il était impossible pour les touristes de se rendre sur l’Ile de Pâques. La seule compagnie aérienne desservant le petit îlot volcanique était en effet bloquée par un petit groupe d’Autochtones pour protester contre le flux excessif de touristes mettant en péril le fragile écosystème de leur territoire. Un exemple qui illustre bien l’ambiguïté qui existe aujourd’hui entre le développement du tourisme et la préservation des peuples indigènes.
 
 
Entre la construction de complexes hôteliers de luxe ou l’organisation d’expéditions touristiques à caractère « ethnologique », la survie -non seulement culturelle mais aussi tout simplement sanitaire- de certains peuples isolés ou récemment contactés, pourrait ainsi être compromise. « Il existe de nombreux exemples de groupes qui, à la suite d’un premier contact, ont perdu plus de la moitié de leurs membres, victimes de maladies contre lesquelles ils n’étaient pas immunisés », explique Stephen Corry, directeur de l’ONG Survival International qui a lancé début août une alerte concernant les « effets dévastateurs » du tourisme sur ces populations.
 
 
Certains gouvernements voient en effet dans ces projets touristiques une façon de contrôler des peuples trop revendicatifs. Ce fut par exemple le cas au Mexique … ou encore au Bostwana où « l’Etat veut transformer la réserve de gibier du Kalahari central, territoire ancestral des Bushmen, pour la convertir en zone touristique avec des lodges de luxe. Le problème, c’est que ceux-ci seront très consommateurs d’eau alors que les Bushmen n’ont même pas accès à leur unique puits ! », estime Sophie Baillon de Survival.  « Attention, nous ne disons pas que le tourisme est forcément néfaste pour les populations autochtones », reprend-elle. «Si celles-ci sont associées aux projets, elles peuvent en tirer un bénéfice économique ou s’en servir pour relayer leurs messages et leur culture. » Quelques initiatives de structuration d’un tourisme fait par et pour les populations autochtones commencent ainsi à se mettre en place, comme l’Indigenous Tourism Rights International, qui permet aux communautés d’échanger sur un "écotourisme" qui leur serait bénéfique".
 
 
En lisant ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser à notre rencontre avec les hadzabe et les datoga en Tanzanie l’an dernier …
 
 
jeunes hadzabe dégustant du miel sauvage dans une branche de baobab
 
 
 et jeune maman datoga devant sa case
 
 
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A propos fenotte2003

Passionnée par les voyages (en France et très loin), la photo, la vidéo, le cinéma britannique, les romans policiers ...
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